J’écris parce que j’ai faim.
J’écris parce que rien ne me comble jamais.
J’écris pour retrouver sur la page quelqu’un qui me ressemble et qui a moins honte que moi de ce que j’ai à dire.
J’écris pour pouvoir me lire. Lire noir sur blanc une histoire qui n’est pas tout à fait mienne tant que je ne l’ai pas couchée sur le papier.
J’écris parce que ma mémoire est de plume. Pour ne pas oublier qui je suis, d’où je viens et m’aider à tracer le chemin vers lequel je vais.
J’écris la nuit pour soulager mon cœur et mon esprit. Ils dorment mieux quand ils sont plus légers. J’écris sous la couette parce que j’ai peur du froid. J’écris quand je suis triste, pour vider mes yeux du trop plein de larmes qui les habite.
J’écris l’amour et la détresse car ils vont bien ensemble.
J’écris sachant qu’on ne me lira pas, comme une confidence que je m’autorise, une des rares faiblesses que je sois capable de me pardonner.
Octobre 2010
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