Il ne voyage pas, il a peur des piqures. Il a peur des serpents, des scorpions et des vaccins nécessaires.
Il préfère les aiguilles de sa boite en plastique qu’il réserve à ses planches d’exposition.
Il ne connait ni la chaleur humide des forêts tropicales ni l’inconfort des camps de base infestés de moustiques.
Il ne quitte l’air conditionné de son laboratoire que pour retrouver celui confiné de son appartement. Ses rêves sont les aventures des autres. Sa jungle équatoriale, celle qui pousse sur son balcon où il ne s’aventure que le dimanche pour l’arrosage hebdomadaire.
Il sait que ses collègues le traitent de trouillard. Il s’en accommode. Il s’accommode de tout tant qu’il peut continuer à immortaliser sous verre, la beauté éphémère de la vie.
Septembre 2011
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